Comment se Protéger de la Nocivité Des Médias Sociaux ?

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Vous aimez les médias sociaux, mais vous souhaitez vous protéger de leur nocivité ? Comment fréquenter Facebook ou Instagram sans déprimer ni jalouser vos amis ? Que faire pour survivre sur les réseaux sociaux à l’ère du like et de la mise en scène de soi ? À force d’images idylliques postées par les autres, nos incontournables plateformes créent plus de frustration que de lien. Alors, comment éviter l’e-anxiété et fréquenter Facebook, Instagram ou TikTok sans subir d’effets négatifs sur son humeur ?

Nocivité des médias sociaux : se désabonner de ses amis

Le bonheur affiché de Gertrude, jeune maman comblée, sur Instagram, vous fait vomir ? L’an dernier, vous enragiez sur ses photos depuis les Bahamas ? C’est normal, parce que vous ne voyez que ce que Gertrude veut bien montrer ! Elle ne parle pas des insomnies de son bébé, ni du poids qu’elle ne parvient pas à perdre 🙂 !

Hémo Roïde, quant à lui, commence à vous casser les pieds, sur Facebook, avec ses records incessants sur Runstatic* ? C’est normal, il ne vous a pas parlé du maxi pain au chocolat qu’il s’est enfilé juste après, ni ses problèmes de boulimie qui remontent à l’adolescence !

*application permettant d'enregistrer ses performances, en matière de running, et de recevoir des encouragements de la part de ses amis...Facebook. 

Vous aussi ils vous insupportent ceux qui passent leur temps à publier des photos de rêve pour vous montrer combien leur vie est exceptionnelle ? C’est normal. Leur vitrine exerce une dangereuse pression sur votre estime de soi et développe mal-être et jalousie, voire dépression pour certains. Le cauchemar des médias sociaux et de la spirale de l’envie.

Dans ce cas, arrêtez de les suivre, tout simplement ! Désabonnez-vous de leur fil d’actualité !

Comment se désabonner du fil d’actualité de ses amis sur Facebook ?

C’est très simple ! Lorsque vous en avez assez de voir les publications de quelqu’un passer sur votre timeline, cliquez en haut à droite, sur les 3 petits points et désabonnez-vous, tout simplement.

Conseils pour utiliser les réseaux sociaux sans déprimer

 Vous ne verrez plus les publications de cette personne et elle n’en saura rien ! La seule façon pour vous d’y accéder sera désormais de vous rendre directement sur son profil. Simple et efficace, non ?

Sur Instagram, même combat : cliquez sur les 3 petits points en haut à droite, et sélectionnez Sourdine.

S’abonner à des contenus intéressants sur les réseaux sociaux

Facebook, Instagram ou autres médias sociaux ont des effets psychologiques négatifs sur nos petites personnes, si on y passe trop de temps. Ils vous poussent à vous comparer aux autres, de multiples façons. Le physique, les vacances, la belle maison, ou les enfants…

Mais ce qu’ils ne vous raconteront jamais, ce sont les pâtes que Mariam a mangé pendant des mois pour se payer une semaine à Tombouctou, ou les multiples échecs qu’a essuyé Jean-Patrick avant de parvenir à faire publier son livre ! Instagram ne nous vend que du rêve et du fantasme, ou de l’indignation !

Pour un fil d’actualité plus agréable à parcourir, abonnez-vous donc aux pages des artistes, radios, journaux qui publient des contenus de qualité. Rejoignez les multiples groupes qui parlent des sujets qui sont importants pour vous : politique, zéro déchet, maquillage, pêche à la ligne…

Voici d’excellentes façons de passer un temps plus qualitatif sur des plateformes d’échanges et de partage comme Instagram ou Facebook.

L’hypocrisie et le monopole de la plateforme Facebook

423 amis, dit votre profil. Qu’est-ce que ce mensonge éhonté, Mark ? Stop aux hypocrisies. On a pas des centaines d’amis sur Facebook. On a des contacts !

Nocivité des médias sociaux et monopole de Facebook
Caricature par DonkeyHotey sur Flickr

C’est comme votre patron qui vous dit, lorsque vous intégrez une entreprise, que vous rejoignez une “grande famille”. Ah, ah ! Faut voir la gueule de la famille quand ledit patron entretient volontairement une compétition malsaine, qui n’a pas lieu d’être, entre les salariés.

Sur Facebook, on a de simples contacts. Sur Instagram, peu d’amis proches. Peut-être quelques membres de la famille, copains ou anciens collègues, mais aussi une foule de simples connaissances qui postent des contenus dont on se fout totalement ! Est-ce que ça vaut le coup de consacrer du temps de cerveau disponible à leurs publications ? Non.

Une autre façon de ne pas déprimer à cause de Facebook, c’est de préférer les relations, dans la vraie vie, à cet enchevêtrement de posts souvent inutiles (lolcat, tests en tout genre, selfies multiples, photos de son repas de midi, nouvelle voiture). Les échanges avec les autres en ligne ne permettent en aucun cas de réellement sociabiliser. Les réseaux sociaux vous font perdre du temps devant vos smartphones, mais en plus, ils vous poussent à la sédentarité. Or, moins on prend l’air, moins on se sent bien. Rien ne remplace les relations en chair et en os et une activité physique minimum toutes les semaines !

Par ailleurs, les likes que vous recevez n’ont aucune valeur. 25 personnes en moyenne, parmi nos contacts, voient ce que l’on poste sur les réseaux sociaux. Que signifie un like, sinon un “vu”, parfois un “j’aime”, souvent adressé en retour par quelqu’un dont vous aviez “aimé” la publication ? Ça ne veut pas dire grand-chose, sans compter que beaucoup de gens parcourent les publications sans laisser de traces de leur passage.

Refuser le monopole de Facebook en essayant des réseaux sociaux alternatifs

Facebook, comme d’autres membres des GAFAM, est en situation de monopole. On devrait en toute logique pouvoir fréquenter des groupes virtuels intéressants ailleurs que sur ce réseau social (qui collecte toutes les données qu’on lui donne à manger). Mais que voulez-vous ? L’être humain est fainéant et ce site flatte nos bas instincts. Il nous offre la possibilité de faire défiler infiniment notre fil d’actualité. L’algorithme nous montre, en fonction des données qu’il a recueilli sur nous, des contenus qui vont susciter des émotions, et nous faire réagir.

Tout le monde est présent sur les médias créés par Zuckerberg, même votre association sportive y a créé son groupe privé. Ô rage !

Or, nous pourrions quitter ces réseaux sans être privé de contact avec les groupes ou amis que nous y laissons. Il suffirait pour cela que Mark Zuckerberg et ses équipes intègrent l’interopérabilité (via un protocole de communication nommé ActivityPub), pour que nous soyons des millions à quitter Facebook et Instagram, tout en continuant à interagir, via d’autres plateformes, avec nos contacts.

Si au contraire aucun groupe privé ne vous retient sur Facebook, pour le travail, la famille ou les associations, alors fuyez avec joie ! Profitez-en !


Et si d'aventure, les médias sociaux vous manquent, essayez un réseau social alternatif et respectueux de la vie privée. Allez donc voir du côté de Framasphère ou MeWe !- Des mots verts et nature
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Scribby

Créatrice et auteur sur différents blogs, depuis plus de 10 ans, je suis aussi une rédactrice Web passionnée par la transition écologique. J'explore ici faits de société et solutions, en terme de sobriété numérique, transition écologique intérieure et pour son chez soi !