Comment trouver un réseau social libre ? Tests de Framasphère et MeWe

À l’heure où les GAFAM règnent sur la toile, une bande de curieux qui ne se la laissent pas raconter interagissent ailleurs que sur Facebook et Cie. Où se retrouvent-ils ? Comment cela s’appelle-t-il ? Comment cela fonctionne-t-il ? Explications !

Quel réseau social libre choisir ?

Diaspora, par exemple. Diaspora est un réseau social libre, sur lequel vos données n’appartiennent qu’à vous. Il s’agit d’un réseau social libre, et décentralisé. Il vous permet plus d’anonymat et sécurise vos données. Le réseau Diaspora est décomposé en « pods » (instances ou nœuds, en français).

Les pods sont un peu comme différents sous-réseaux, éparpillés dans le monde. Ces pods sont tous interconnectés, ce qui permet de lire des contenus diffusés sur un pod ou un autre. Chacun.e peut créer et héberger son pod, très privé (entre amis, par exemple) ou au contraire, public. framasphère.org est un pod « public » et assez fréquenté !

Réseaux sociaux : essayer des alternatives

Il est plus rudimentaire que Facebook, mais c’est en rejoignant ce réseau social libre qu’il se modernisera !

Comment fonctionne le réseau social libre Diaspora ?

  • On suit des hashtags, ce qui permet de voir s’afficher des contenus tagués avec ces hashtags. Ainsi, vous pouvez suivre le partage d’articles, de réflexions ou de photos, vidéos de tous ceux qui partagent vos centres d’intérêt.
  • Le hashtag #gafam affichera aussi des contenus tagués #GAFAM ou #Gafam (les majuscules et minuscules ne comptent pas). En revanche, si vous décidez de suivre le hashtag #sophia–aram pour voir ses chroniques, diffusées par des utilisateurs, suivez aussi #sophia_aram, pour ne rien rater. Les tirets du 6 ou du 9 ont leur importance.
  • Vous pouvez taguer un contenu #NSFW (Not Safe For Work) pour avertir les autres utilisateurs qu’il ne vaut mieux pas consulter une publication au travail.
    Les aspects (c’est-à-dire vos contacts) peuvent être catégorisés dans différents groupes (amis, famille, travail). Vous pouvez créer un groupe de contacts et le nommer comme vous voulez.
  • Il n’y a pas de publicité.
  • Il n’y a pas d’algorithmes vous faisant croire qu’un.e tel.le aime ceci ou cela.
  • Personne ne vous demande de donner votre vrai nom, âge, adresse, profession, lieu de vie. Vous pouvez changer de nom autant de fois que vous le voulez.

Limitations de Diaspora

On ne peut rejoindre des groupes ou s’abonner à des pages comme sur Facebook. C’est en cela que Diaspora est plus rudimentaire. On suit des hashtags. Vous pouvez trouver des posts correspondant à vos centres d’intérêt en vous abonnant à des hashtags.
Il n’y a pas, à ma connaissance, de personnalités ou groupe célèbres sur Diaspora. Vous ne pourrez pas y suivre la page officielle de Guillaume Canet ou de Guillaume Meurice, ni celle de la Famille Zéro Déchet ou de Nicolas Hulot. Aucun d’entre eux n’est sur Framasphère. Vous trouverez des personnages, moins célèbres mais intéressants : Mr Mondialisation ou Bridget Tokyo.

Voilà pourquoi, si vous vous inscrivez sur Diaspora, ça en vaut la peine d’écrire à ces personnes/pages que vous aimez pour leur proposer au moins de bi-publier sur Framasphère et Facebook.

Publier depuis Framasphère vers d’autres sites

Il est possible de poster depuis Framasphère sur d’autres réseaux sociaux. Cependant, cette fonctionnalité se limite pour l’instant au seul texte brut. Vous ne pouvez donc partager aucun lien ni photo, de Framasphère vers Facebook par exemple. Par ailleurs, les mises à jour Facebook rendent régulièrement le partage, depuis Framasphère impossible.

Malgré cela, gardons en tête que Rome ne s’est pas construite en un jour. Plus nombreux nous serons à essayer ou à adopter des alternatives, plus elles seront solides !

MeWe, encore une autre alternative

Un autre réseau social libre que je teste depuis peu, c’est MeWe. L’interface est beaucoup plus aboutie que Diaspora. On peut s’inscrire dans des groupes sur différents thèmes.

MeWe : groupes et utilisation d'un réseau social alternatif

D’où vient MeWe ?

MeWe est américain. Ce réseau social a été créé par Mark Weinstein, en 2012. Il fait fureur depuis 2018, attirant désormais plus de 4 millions de membres. Ce réseau social se présente comme une alternative à Facebook pour son absence de “bullshits” (publicités, censure). Il fait également du respect de la vie privée un principe clé : pas de collecte des données de ses utilisateurs. Vous pouvez consulter la charte Mewe ici.

En tant qu’utilisateur, le problème est toujours le même. Comment persuader nos contacts Facebook de passer sur MeWe ? Comment retrouver la richesse et la variété des contenus que l’on connaît sur Facebook ? Encore une fois, il n’y a pas de solution miracle : il faut bi-publier sur Facebook et MeWe et encourager ceux qui vous rejoindraient de le faire aussi.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Prêt.e à tester un autre réseau social et à encourager vos contacts à vous suivre ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous !


  • Plus d’articles sur le sujet ? C’est ici.

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Scribby

Créatrice et auteur sur différents blogs, depuis plus de 10 ans, je suis aussi une rédactrice Web passionnée par la transition écologique. J'explore ici différentes solutions pour aller vers plus de sobriété numérique et changer, vous aider à changer vos habitudes de consommation. Que ce soit sur votre ordinateur ou dans votre cuisine, venez faire le plein d'idées et d'astuces ! On parle aussi ici de collapsologie et zéro déchet.

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3 réponses

  1. Mo dit :

    Super, je ne connaissais pas Diaspora, MeWe j’en avais entendu parlé. C’est une bonne alternative. Pour le coup, j’irais voir un peu ce qui ce passe du coté de ces plateformes.

    • Scribby dit :

      Oui n’hésite pas 🙂 elles sont libres, sans algorithme et plus on sera nombreux à les tester, les utiliser, plus elles auront de poids 🙂 !

  1. […] personnellement, a été de garder un compte Facebook, et d’ouvrir un compte sur Framasphère (Diaspora), où les échanges sont très […]

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